Icon payantArticle réservé aux abonnés

Bernard Delvaux (CEO d'Etex): "L'Europe a créé des usines à gaz qui font la fortune des consultants"

Pour Bernard Delvaux, CEO d'Etex, il faut être lucide et réaliste. La compétition est aujourd'hui mondiale. Et si l'Europe ne rectifie pas le tir rapidement, les conséquences économiques seront désastreuses pour le Vieux continent.

“L’Europe s’est profondément fourvoyée ces 10, 15 dernières années et elle a considéré l’industrie comme un problème, et pas comme une partie de la solution", explique Bernard Delvaux, CEO d'Etex.
“L’Europe s’est profondément fourvoyée ces 10, 15 dernières années et elle a considéré l’industrie comme un problème, et pas comme une partie de la solution", explique Bernard Delvaux, CEO d'Etex. ©ERIC LALMAND

Bernard Delvaux est un interlocuteur de choix dès lors qu'il s'agit d'y voir plus clair sur la complexité administrative et le poids des régulations dans l'Union européenne (UE), qui freinent le développement économique du Vieux continent. L'ancien patron de la Sonaca dirige depuis quelques années maintenant le groupe belge de construction Etex. Ce dernier est présent dans 50 pays, compte 160 usines à travers le monde (NdlR : dont 4 en Belgique) et pèse 3,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Un groupe qui réalise encore aujourd'hui 70 % de ses ventes en Europe, à travers quatre grands métiers : la production de plaques de plâtre, de fibres de ciment (toitures, façades…), l'isolation avec la laine de verre et les protections antifeu pour les immeubles, hôpitaux, data centers, tunnels….

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...