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L'Ukraine et l'Otan, une promesse de mariage qui déplaît à l'oncle Poutine

Cet article s'inscrit dans notre couverture spéciale "Ukraine : le spectre d'un conflit majeur".

Christophe Lamfalussy
L'Ukraine et l'Otan, une promesse de mariage qui déplaît à l'oncle Poutine
©AP

Pour la Russie, la question de l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan est centrale. Elle reste depuis des années fondamentalement ambiguë.

D'une part, les alliés ont clairement promis à l'Ukraine et à la Géorgie, lors de leur sommet de Bucarest de 2008, qu'" elles deviendraient membres de l'Otan", dans le cadre "d'une Europe entière et libre, unie dans la paix " ; de l'autre, la candidature est mise au frigo depuis cette date, notamment parce que plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne, ont craint que cette adhésion devienne un casus bell i avec la Russie. Or, pour aller au bout d'une adhésion - le secrétaire général Jens Stoltenberg l'a rappelé à la presse le 26 janvier -, la décision doit être prise par consensus parmi les trente alliés.

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