Bart De Wever fait passer un message avec un détail sur la voiture qui l'emmène chez le Roi
Sur sa voiture, sous sa plaque minéralogique, le formateur du gouvernement fédéral a accroché une plaque d'immatriculation de l'État américain sur laquelle il est écrit "The Boss".
- Publié le 08-01-2025 à 12h00
- Mis à jour le 08-01-2025 à 16h00
Sept mois et 17 visites chez le Roi après les élections du 9 juin, la Belgique n'a toujours pas de gouvernement fédéral. Vu que les négociations pour la formation d'un nouvel exécutif s'éternisent, les tensions montent et certains commencent à douter des capacités des négociateurs et du chef des opérations, le formateur Bart De Wever, à mener à bien cette aventure.
Comme un pied de nez à ces doutes, le président de la N-VA a décidé d'afficher sur sa voiture un détail piquant et amusant. Mardi, sur sa voiture qui l'emmenait chez le roi Philippe, sous sa plaque minéralogique, le formateur du gouvernement fédéral avait accroché une plaque d'immatriculation de l'Arizona sur laquelle il était écrit "The Boss".

C'est un petit détail, mais l'Empereur d'Anvers est friand de symbolique et de significations cachées dans les détails. Est-ce donc le signe que Bart De Wever veut toujours être le futur Premier ministre et qu'il n'a pas abandonné l'idée d'être le chef de la coalition dite Arizona (N-VA, MR, Les Engagés, Vooruit et CD&V) ? Manifestement, oui.
Il reste maintenant 23 jours au bourgmestre sortant d'Anvers pour concilier les différents présidents de parti : Georges-Louis Bouchez (MR), Maxime Prévot (Les Engagés), Conner Rousseau (Vooruit) et Sammy Mahdi (CD&V). Mardi, le Palais a fixé une nouvelle audience pour le 31 janvier, avec pour objectif d'aboutir en venant à ce 18e rendez-vous. Il se murmure que le Roi souhaiterait déjà pouvoir organiser la prestation de serment aux alentours de ces dates.
Il reste cependant une série de "knelpunten", de points d'accroche, à surmonter. Les nœuds les plus complexes à défaire portent sur la fiscalité. On parle d'un trou de 23 milliards d'euros à remplir, avec quelque 18 milliards en réduction de dépenses. La question d'aller chercher de l'argent avec une taxe alourdie des plus riches, ces fameuses "épaules les plus larges", ralentit particulièrement les négociations.
Mais avec le "boss de l'Arizona" aux commandes, une touche d'optimisme est autorisée.