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Les frappes sur les sites gaziers au Moyen-Orient menacent la stabilité mondiale : "Si les deux camps détruisent ces infrastructures, on est mal"

On imaginait une crise brève, résolue après la réouverture du détroit d'Ormuz. Mais après les frappes destructrices sur les infrastructures essentielles à la production de gaz mondial au Qatar, elle risque désormais d'être longue et lourde de conséquences.

Le site de Ras Laffan avant qu’une attaque iranienne n’y cause des dégâts collatéraux.
Le site de Ras Laffan avant qu’une attaque iranienne n’y cause des dégâts collatéraux. ©Copyright (c) 2024 PaPicasso/Shutterstock. No use without permission.

C'est une destruction pure et dure. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des frappes d'une ampleur sans précédent ont visé les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient. Après une attaque israélienne contre le champ gazier de South Pars, l'Iran a riposté en ciblant directement plusieurs sites, notamment au Qatar, où le principal complexe de production de gaz naturel liquéfié (GNL), Ras Laffan, a été touché. QatarEnergy, l'entreprise énergétique publique qatarie, fait désormais état de "dommages considérables" sur ses infrastructures. Selon Reuters qui cite le CEO de QatarEnergy, l'attaque iranienne contre ses infrastructures a réduit 17 % de sa capacité d'exportation, et pourrait prendre trois à cinq ans pour un retour à la normale.

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