La défense
La stratégie de défense de la Société fédérale de participations et d'investissement (SFPI), le bras financier de l'Etat fédéral, consiste à brandir la menace d'un dommage encore plus grand que celui qu'ont subi les actionnaires si la présidente du tribunal de commerce faisait droit aux demandes des plaignants.
- Publié le 18-11-2008 à 00h00
La stratégie de défense de la Société fédérale de participations et d'investissement (SFPI), le bras financier de l'Etat fédéral, consiste à brandir la menace d'un dommage encore plus grand que celui qu'ont subi les actionnaires si la présidente du tribunal de commerce faisait droit aux demandes des plaignants. L'avocat de la SFPI a demandé au tribunal de "mettre en balance" l'intérêt des actionnaires de Fortis d'un côté et celui, "primordial" selon lui, des épargnants, qui ont vu leurs avoirs protégés, et de l'économie belge en général. Les avocats de BNP Paribas vont évidemment dans le même sens. Selon eux, si la vente de la branche belge de Fortis est suspendue et conditionnée à l'approbation par une assemblée générale extraordinaire, cela provoquera un tel "imbroglio juridique" que "la viabilité de Fortis" risque d'être compromise. Les avocats de la banque française, rejoints par ceux de la SFPI, estiment en outre que les actes signés par le conseil d'administration de Fortis sont parfaitement valables. Selon eux, ce n'est pas à l'assemblée générale des actionnaires de prendre des décisions stratégiques mais bien à l'organe que cette même assemblée générale a élu. Les actionnaires devraient, selon eux, se borner à nommer et à accorder la décharge aux administrateurs.
