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La Norvège, après avoir vendu son pétrole, veut vendre sa solution contre le "carbone fatal" aux industriels belges

Le Royaume d'Harald V, qui a exporté énormément d'hydrocarbures, veut désormais transformer les poches vides en espaces de stockage de CO2. La captation et séquestration du carbone (CCS) intéresse particulièrement les industriels belges.

Visite du site de séquestration carbone du projet "Northern Lights" à Bergen, en Norvège. @AntoninMarsac
Visite du site de séquestration carbone du projet "Northern Lights" à Bergen, en Norvège. ©Antonin Marsac

D'énormes citernes (ou "tanks") de plusieurs dizaines de mètres de haut, à moitié cachés derrière un mont rocheux. Une plateforme avec des bâtiments noirs sur pilotis. Une cheminée qui crache des flammes et des petits personnages en jaune qui s'affairent autour. On a l'impression d'être dans un vieux "James Bond" lorsqu'on découvre le site du projet de séquestration de carbone, nommé Northern Lights, à Bergen, dans l'ouest de la Norvège. Un site isolé dans les fameux fjords, où les infrastructures impressionnantes s'élèvent vers le ciel pour mieux enfouir le carbone dans les profondeurs. Un site qui, même s'il demeure un flou sur les chiffres exacts, aurait déjà coûté entre 1,4 et 2 milliards d'euros. Dont environ 1,2 milliard apporté par l'État norvégien, 200 millions par chaque partenaire (les groupes pétroliers Equinor, TotalEnergies et Shell) et 130 millions par la Commission européenne, bien que la Norvège ne fasse pas partie de l'UE.

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